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La Sphere

N' Timbara

20 Février 2012 , Rédigé par La Sphere Publié dans #One Day, One Mood, One Track

Ali Farka Touré, né le 31 octobre 1939 à Kanau (Mali), était un musicien et chanteur considéré comme l’un des principaux guitaristes de blues africain.

Sa musique mélange habilement musiques africaines traditionnelles et Blues sahélien ample et unique. Naviguant de la guitare acoustique à la guitare électrique et soutenu par la calebasse en guise de percussion, Ali Farka Touré distille des mélodies profondes et lancinantes en songhaï, peul ou tamachek, souvent composées de métaphores et de proverbes.

Jeune homme, il ne fréquente pas l’école et passe ses journées à travailler aux champs. Déjà, il s’intéresse à la musique, et plus particulièrement à certains instruments (le gurkel, petite guitare traditionnelle, le njarka, violon populaire, la flûte peul ou le luth ngoni à quatre cordes).

En 1956, parallèlement à sa profession (il est chauffeur), il reprend des airs traditionnels et c'est en 1960 qu'il fonde et dirige son premier groupe, La Troupe 117 avec laquelle il parcourt le Mali à travers les festivals. Il entre en 1970 dans l’orchestre de Radio Mali tout en y travaillant comme ingénieur du son.

En 1973, le gouvernement en place dissous l’orchestre et contraint Ali Farka Touré à se pencher sur une carrière solo. Son premier disque Farka sort en 1976 et après quelques albums à succès, il enregistre en 1991 The Source avec le bluesman Taj Mahal et s’ouvre ainsi à la fusion de la World music. La sortie en 1993 de l’album Talking Timbuktu en duo avec Ry Cooder, le guitariste américain, le propulsera sur le devant de la scène internationale.

En 1997, Ali Farka Touré annonce qu’il veut se consacrer à l’agriculture dans son village, Niafunké. Son investissement principal sera de faire installer des pompes à eau puisant dans le Niger pour l’irrigation des champs alentour. Son investissement pour le développement local fera qu’il sera élu maire de la ville de Niafunké sur une liste de l’Union pour la république et la démocratie.

En avril 2005, il crée une fondation portant son nom qui a pour but d’organiser un festival biannuel de jazz à Niafunké et créer un centre de formation de jeunes artistes en instruments traditionnels locaux.

Lorsque le 7 mars 2006, Ali Farka Touré décède (il souffrait d’un cancer depuis plusieurs années et était paralysé depuis quelque temps), il est enterré dans la ville qui lui doit tant, Niafunké..!.

 

Ali Farka Toure : "N' Timbara"

Album : Red & Green (World Circuit/2004)

 

Ali-Farka-Toure-Red---Green.jpg

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