Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La Sphere

Variations On The Scene

28 Février 2012 , Rédigé par La Sphere Publié dans #One Day, One Mood, One Track

 

Attention, musicien culte!

Stan Levey, l'un des premiers batteur de l'ère be-bop, parlera de ce "phénomène" en ces termes: "J'ai réalisé, grâce à lui, que la batterie n'était plus une simple gardienne du temps, c'était de la musique"!

Pionnier du be-bop, Max Roach est un compositeur/percussionniste/batteur de jazz considéré comme l'un des batteurs les plus importants de l'histoire de la musique.

Né en 1924, Max Roach vécut ses premières années à Newland, en Caroline du Nord. A l'âge de quatre ans, ses parents déménagent pour Bedford-Stuyvesant, un quartier de Brooklyn. Sa mère étant chanteuse de gospel, Maxwell baigne dans une atmosphère musicale. Dès l'âge de 10 ans, le jeune Max commence à jouer du bugle dans un orchestre de parade et s'essaye déjà à la batterie dans des groupes de gospel. Préférant la batterie, Max abandonne son cuivre, et en 1941, tout juste diplômé de la Boys' High School de Brooklyn, on lui offre l'opportunité de remplacer Sonny Greer au sein du Duke Ellington Orchestra. La même année, Roach fréquente les clubs de la cinquante-deuxième rue, allant ainsi, sans le savoir, révolutionner la musique!

En effet, c'est dans dans les années 40 que Max Roach, accompagné d'un autre célèbre batteur Kenny Clarke, va révolutionner le jeu à la batterie.À eux deux, ils introduiront un nouveau concept de temps musical: La Ride, cymbale qui n'était alors utilisée que pour marquer des accents, prit un tout autre rôles sous les mains de Kenny et Max. En jouant un chabada en 4/4 sur celle-ci, Kenny ouvrit la porte du bebop. À la différence de son ainé encore sous l'influence swing, Roach arrêta de marquer chaque temps par l'assourdissante grosse caisse. Ainsi fut développé un modèle rythmique flexible permettant aux solistes de s'exprimer plus librement. Cette nouvelle approche permit aussi aux batteurs de jouer de manière plus nuancée en utilisant les dynamiques plus amples entre les accents et les notes fantômes. En concordant ses attaques rythmiques avec la mélodie, Roach apporta avec son instrument, une nouvelle expression de la subtilité. Allant souvent d'un côté à l'autre de son kit au sein d'une même phrase, il créa une surprenante couleur tonale. L'idée était de briser les conventions musicales et de profiter pleinement de la position particulière du batteur, instrumentiste jouant avec ses quatre membres simultanément!

Cette subtilité novatrice à la batterie va permettre à Max Roach d'enregistrer avec les plus grands monstres sacrés du jazz: Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Coleman Hawkins, Bud Powell, Miles Davis, Charles Mingus, Sonny Rollins, et surtout Charlie Parker, avec qui Max Roach enregistrera les sessions de Savoy Records en 1945. De ces enregistrements, moment crucial dans l'histoire de l'enregistrement du jazz, naîtra le premier disque de be-bop! 

Mais Max Roach ne se contente pas d'être un génie à la batterie car il prendra également part, au travers de son art, au mouvement des droits civiques des noirs américains.

Nous vous proposons de découvrir ce toucher unique sur le morceau "Variations On The Scene", tiré de l'album "Award Winning Drummer" enregistré pour le compte du label Time T en 1958..! 

 

Max Roach : "Variations On The Scene"

Album : Award Winning Drummer (Time T/1958)


Max-Roach-Award-Winning-Drummer.jpg

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article