Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La Sphere

Hijaz Pechref

9 Mars 2012 , Rédigé par La Sphere Publié dans #One Day, One Mood, One Track

Pièce majeure, sinon essentielle, dans le développement de la musique traditionnelle tunisienne tournée vers la modernité, Anouar Brahem est à la Tunisie ce qu'est Rabih Abou-Khalil au Liban, un compositeur/musicien adoubé pour son style musical alliant courants de la musique contemporaine et culture ancestrale de la musique traditionnelle arabe.

Né en octobre 1957 à Tunis, Anouar Brahem est un redoutable joueur de Oud. Mais là où se situe son originalité, c'est dans son utilisation. Il lui apporte une touche moderne et le confronte à diverses musiques occidentales.

Sa profonde connaissance de la musique arabe traditionnelle liée à son "jeu" moderne sont les clés du succès du parcours musical d'Anouar.

Né dans le quartier tunisois d'Halfaouine, il rejoint à l'âge de dix ans le Conservatoire national de musique de Tunis. Puis vers quinze ans, il commence à jouer dans des orchestres nationaux. En 1981, il s'installe pour quatre ans à Paris, période pendant laquelle il collabore avec Maurice Béjart et compose de nombreuses œuvres originales, notamment pour le cinéma tunisien.

Mais c'est en 1988 que tout va basculer. Anouar Brahem envoie une démo au grand manitou Manfred Eicher, chef de l'exigeant label ECM. Coup de foudre immédiat. Eicher fait venir Brahem à Oslo en septembre 1990 pour l'enregistrement de son premier LP, Barzakh... Dix autres albums suivront!

La dimension universelle de la musique du "maître enchanteur" Anouar touche l'auditeur à chaque note. Si les mélodies de "Astrakan café" paraissent "simplistes", c'est pour mieux nous étonner avec des sonorités subtiles sur l'étonnant et méditatif track du jour "Hijaz Pechref", issu du long format "Astrakan Café" sorti en 2000 sur... ECM! 

 

Anouar Brahem Trio : "Hijaz Pechref"

Album : Astrakan Café (ECM/2000)


Anouar-Brahem-Trio-Astrakan-Cafe.jpg

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article